Interview d'Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, dans le n° 105 de la revue Risques

Interview d'Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, dans le n° 105 de la revue Risques

20/04/2016

Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a accordé un entretien exceptionnel à la revue Risques
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Risques : En 1998, un de vos prédécesseurs avait répondu à notre première question que l’Europe devait réintroduire du risque afin d’obtenir un nouvel équilibre entre une société qui cherche la protection (qui est pour partie rentière) et une société qui prend des risques. En 2016, qu’en est-il ?

Emmanuel Macron : Sur le plan philosophique, rien n’a changé. Mais la crise de 2008 a aggravé le sujet. Car nous vivons plus que jamais dans des économies corporatistes, où la part des rentes reste très forte. Il nous faut donc réfléchir à transformer notre modèle économique à travers une meilleure prise en compte du risque. C’est une exigence en termes de justice et d’efficacité.

De justice, d’abord, car rééquilibrer le couple risque-rente, c’est donner plus de place aux outsiders par rapport aux insiders. Celui à qui le risque peut profiter, c’est celui justement qui, au départ, n’a rien, ne possède rien, si ce n’est son énergie et son envie, sa volonté d’entrer dans un nouveau marché en innovant ou en construisant quelque chose. À l’inverse, dans les secteurs où la rente est forte, l’insider est protégé et n’est jamais incité à innover. Surtout, ces secteurs sont bloqués et ils demeurent injustement fermés : il est très difficile pour les outsiders d’y entrer. Ouvrir, donc, c’est tout le travail que nous avons fait par exemple avec les professions réglementées du droit. C’est aussi pour cela que je me penche actuellement sur le sujet majeur des qualifications. En effet, les lois dites « Raffarin » de 1996 ont mis des barrières à l’entrée de certains métiers. Ces barrières sont souvent utiles et légitimes. C’est le cas lorsqu’elles protègent la santé et la sécurité du consommateur et du travailleur. Mais dans le même temps, elles ont créé des blocages injustifiés, qui ne s’appuient pas sur un facteur de différenciation de la qualité. Certaines personnes ont des compétences, des savoir-faire, mais notre réglementation ne leur permet pas d’exercer. Donc en multipliant les barrières réglementaires, on crée de l’injustice, parce qu’on limite la création d’emplois et on empêche la mobilité sociale.

Rééquilibrer le couple risque-rente, c’est aussi une exigence en termes d’efficacité économique. En effet, le modèle économique dans lequel nous vivons repose de plus en plus sur la disruption : l’innovation est devenue le principal moteur de la croissance. Il faut donc permettre, valoriser et récompenser la prise de risques. Dans le même temps, la transformation des usages et de la façon d’innover, de produire et de consommer fait que tout va plus vite, tout est mondial dès le premier jour. Dans cette économie de la disruption, si l’on n’est pas capable de prendre des risques, on court le risque de tout perdre. Enfin, le risque, c’est l’unique moyen d’enclencher une transition profonde de notre modèle productif, c’est-à-dire de basculer vers une industrie plus numérique, vers un système plus écologique.
Ma conviction, c’est donc que le numérique est une chance politique et sociale et qu’il faut donner à chacun la possibilité de saisir les opportunités qu’il crée. Mais la question est la suivante : comment peut-on avoir un modèle qui soit à la fois juste et efficace, et y préserver nos préférences collectives ? Le défi actuel est là.
Alors, comment le relever ?

Tout d’abord, il faut ouvrir notre système. Car le surplus de barrières réglementaires renforce la brutalité des mutations inévitables. Au final, on est toujours débordé par les acteurs qui innovent – nous le voyons par exemple avec les nouvelles entreprises de VTC –, car c’est vers eux que les consommateurs vont. Il faut donc lever les barrières réglementaires injustifiées, et aller ainsi vers une société qui accepte le risque.
Ensuite, il faut permettre à notre économie d’aller plus vite. Et pour ce faire, il est nécessaire d’adapter notre modèle de financement. C’est absolument décisif, parce que nous sommes aujourd’hui dans une économie de la disruption, alors que le modèle de financement français a été conçu pour une économie de rattrapage. Nous n’avons donc pas à l’heure actuelle les infrastructures financières et la régulation nécessaires pour lever des fonds propres de manière satisfaisante. Notre modèle souffre par conséquent d’un énorme handicap par rapport à des économies étrangères qui sont beaucoup plus désintermédiées, où l’allocation de capital se fait différemment, et où la capacité à lever beaucoup de fonds propres très vite est forte. Pourquoi Uber réussit, malgré la fragilité de son modèle ? Parce qu’ils sont déjà parvenus à lever des milliards de dollars en quelques années. En France, on a des concurrents qui sont très crédibles – LeCab, Chauffeur-privé, etc. –, mais ils ont levé quelques dizaines de millions d’euros. L’accès rapide et massif aux fonds propres est donc absolument décisif, et c’est au moins aussi important que les talents. C’est pour cela que nous cherchons à développer le capital-risque européen dans le cadre du plan Juncker et que nous devons ajuster, lorsque c’est possible, des réglementations comme Solvabilité II – ce que la France a récemment obtenu.

Dans le même temps, il faut permettre aux individus de rebondir plus facilement lorsqu’ils échouent ou ont des accidents de la vie. Pour favoriser et encourager le risque, il faut réduire le coût de l’échec. C’est la raison pour laquelle nous avons supprimé l’indicateur 040 du Fiben qui stigmatisait les entrepreneurs qui ont connu un dépôt de bilan. Par ailleurs, la loi que j’ai portée empêche désormais que le logement d’un entrepreneur qui échoue soit saisi par défaut. De façon générale, il faut encourager et soutenir ceux qui veulent entreprendre. C’est pourquoi nous allons simplifier et faciliter la croissance des entreprises individuelles, pour permettre à plus de monde de se lancer et de développer son business.

En parallèle, il faut moderniser notre formation, l’adapter aux nouveaux besoins de notre économie, rapprocher l’université et les entreprises, créer des continuums qui n’existent encore pas assez. C’est comme cela, aussi, que nous attirerons les talents français et étrangers.
Enfin, si on veut préserver notre préférence collective et avoir un modèle juste, cela suppose d’avoir le bon cadre de régulation, c’est-à-dire une bonne politique de la concurrence.

Risques : En matière de levée de fonds propres, la place financière de Paris est en déclin. Comment la redynamiser ? Et comment reprendre la maîtrise sur la réglementation de Solvabilité II ?

Emmanuel Macron : Nous devons continuer à favoriser l’orientation de l’épargne vers le financement de l’économie. Prenons l’exemple des retraites supplémentaires. Pour un jeune qui entre dans un système de régime de retraites supplémentaires, il n’est pas optimal de tout allouer sur l’obligataire. Ce n’est pas la bonne allocation pour lui, et c’est sous-optimal en termes de financement de l’économie.

Or, nous avons pour l’instant placé l’essentiel de ces régimes en droit français sous Solvabilité II, ce qui limite la capacité de diversification de l’actif, alors même que la directive européenne sur les institutions de retraites professionnelles nous permet de définir un cadre prudentiel ad hoc pour ces régimes. C’est ce que nous comptons faire avec l’introduction d’un tel régime ad hoc de type « fonds de pension ». Environ 130 milliards d’euros pourraient ainsi être réorientés vers de tels véhicules ce qui, au global, devrait permettre de dégager une capacité de financement en fonds propres de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros. Ensuite, il faudra voir comment faire vivre Solvabilité II. Ma conviction – et cela vaut pour l’assurance comme pour la banque –, est que nous sommes dans un système beaucoup trop rigide, où le pilotage est très insatisfaisant. Je crois que nous devrions organiser un pilotage plus politique au niveau européen. Pourquoi ? Parce qu’on a une économie où la régulation assurancielle conduit à ne plus financer en fonds propres l’économie, mais à financer l’obligataire – avec d’ailleurs tous les risques que cela peut induire sur le système financier. Par ailleurs, avec Bâle III, on a créé un système qui entraîne la contraction du crédit aux PME et aux ménages, puisque là aussi on incite les banques à désintermédier et à porter de moins en moins le risque dans leur bilan.

Au final, nous sommes dans un mécanisme de restriction budgétaire déflationniste. On ne peut donc pas piloter de manière pertinente la macroéconomie européenne. Chaque année, on devrait pouvoir débattre du bon rythme de la consolidation budgétaire de la zone euro dans son ensemble, de celui du pilotage du crédit bancaire et du financement de l’économie. Et on devrait donc choisir sur le plan macroéconomique, sur l’ensemble des institutions financières, la manière d’allouer justement le capital de l’assurance vie et la manière de réguler le portefeuille des banques. Cela nécessiterait d’avoir un débat en Conseil Ecofin sur les quelques ratios critiques de Bâle III et Solvabilité II, ce qui aujourd’hui n’est pas le cas. Or je suis convaincu que si l’on pilotait ces ratios, on aurait une puissance de feu très forte. Car l’enjeu, c’est bien de construire une régulation forte et équilibrée, capable de s’adapter rapidement à nos besoins économiques et financiers. Compte tenu de la place de l’assurance vie et de la part de l’intermédiation bancaire dans la plupart des économies d’Europe occidentale, on a un vrai levier de financement. Pour allouer justement les financements sur le risque, il faut en passer par là.

Parlons de la place de Paris. Pour le financement du risque, on avait une faille de marché sur l’amorçage, c’est-à-dire sur les premières étapes de création d’entreprise. Nous avons aujourd’hui quelques acteurs de crédit d’amorçage (seed) et des fonds d’investissement (venture) européens (Partech, Sofinova, etc.) qui jouent pleinement leur rôle sur les premières poches. Bpifrance (Banque publique d’investissement) a une place capitale sur ces premières tranches pour combler la faille de marché. Nous avons donc un écosystème solide, auquel il faut ajouter le crédit d’impôt recherche et un modèle d’innovation dans les grands groupes, grâce aux start-up, qui est l’un des meilleurs d’Europe.
Le problème survient après l’amorçage, au moment du développement critique des start-up, car nous n’avons pas de fonds de capital-risque). Nous avons donc un défi à relever pour faciliter les troisième et quatrième phases de développement de nos start-up. Cela est absolument décisif pour certains secteurs (je pense entre autres aux biotechs) dont le temps de développement peut être plus long et la gourmandise en capital forte. Alors comment faire ?
Premier point, il faut faire venir des fonds d’investissement en capital-risque étrangers : des américains, mais aussi des israéliens, des britanniques, des asiatiques. J’ai réuni plusieurs d’entre eux à Versailles, en octobre dernier, pour les inciter à investir en France. Car je pense qu’il y a des capacités de financement très profondes de fonds de capital-risque qui existent, et qui sont objectivement en train de se placer dans une bulle technologique américaine. Certaines valorisations atteignent désormais des montants très, voire trop élevés, qui reflètent une très forte liquidité disponible. On voit d’ailleurs que les fonds de capital-risque n’arrivent plus à sortir sur le marché américain parce que les derniers tours de table privés sont trop élevés. Et donc c’est dans leur intérêt de venir investir sur nos marchés. Après, on peut développer ces fonds d’investissement en capital-risque. On a créé des véhicules comme la société de libre partenariat (SLP) qui sont plus adaptés au capital-risque sur le plan réglementaire et mieux à même d’accueillir des investisseurs étrangers.

Deuxième point, il faut développer des sorties. Il existe deux types de sortie : le M&A (Mergers and Acquisitions, fusions et acquisitions) avec les grands groupes et la cotation sur des places européennes. Nous sommes le pays en Europe où il y a le plus de grands groupes cotés. Mais le paradoxe, c’est que ces grands groupes travaillaient très peu avec les start-up, et donc avec les acteurs de la disruption, puisque 90 % du M&A se faisaient avec des groupes américains. C’est en train de changer, mais c’est un processus éminemment culturel, notamment parce que les grands groupes français sont âgés. Les entreprises du CAC 40 ont en moyenne 105 ans d’âge quand celles du Nasdaq en ont 15. Et donc nos grands groupes ne sont pas des groupes d’entrepreneurs, à l’exception d’un ou deux. Ce sont des groupes de managers. L’entrepreneur américain, lui, est davantage sensible à la prise de risques, davantage propice à l’innovation en architecture ouverte ; il fera plus de R&D en open innovation et plus d’acquisitions. On a donc un problème de « respiration » de notre propre tissu entrepreneurial et industriel. C’est pour cela que je mise beaucoup sur la French tech, parce que je pense qu’elle change sociologiquement le fonctionnement de notre économie. Et lorsqu’on a des « licornes »1 ou des ETI2 entrepreneuriales importantes qui commencent à émerger, on change la culture capitalistique et la capacité à travailler avec son écosystème ; et donc on privilégie le risque sur la rente.
Troisième point, pour créer de la liquidité, il faut renforcer notre infrastructure de marché. C’est le sens d’Euronext et, en son sein, d’Enternext, qui est la plateforme technologique. Les cotations sur ce marché ont plus que doublé entre 2014 et 2015. En octobre dernier, j’ai assisté à l'introduction en Bourse de Showroomprivé chez Euronext, le groupe français de vente en ligne. Coter ainsi des licornes cette année peut être le déclencheur. Si on ne crée pas ce marché, les fonds de capital-risque ne viendront pas, parce qu’il n’y aura jamais sur la place européenne les bonnes valorisations – et on n’aura jamais un écosystème crédible de fonds de capital-risque. Il faut donc réussir à faire quelques cotations très fortes cette année, développer un écosystème d’analystes, pour avoir un effet d’entraînement.

Risques : Vous dites que le numérique est une chance sur le plan politique et social. Mais cela peut également créer de la rente. Facebook, Google, etc. se sont créés il y a moins de dix ans et ce sont des rentes de situation immédiate colossales ! N’est-ce pas un scandale ?

Emmanuel Macron : C’est un scandale… qui s’explique économiquement. Ces entreprises ont capté une rente d’innovation, dont l’effet est exponentiel, car elles sont parvenues à accumuler du capital et des données, et ainsi à sortir tous leurs concurrents potentiels du marché. C’est pour cela que je crois, plus que jamais, à la politique de la concurrence comme un instrument de la liberté et de l’égalité. Il faut que nous ayons une vraie régulation européenne et que nous construisions un marché unique du numérique pour faire émerger des acteurs européens. Aujourd’hui, dans chaque pays européen, le premier acteur par secteur concerné est un Gafa3 ; le deuxième, c’est l’acteur domestique local ; et après seulement c’est un acteur européen. Donc si nous voulons créer et bâtir les Gafa européens de demain, les réformes de simplification, d’ouverture des données et de financement de la croissance sont clés. Mais il faut aller vite, avec des outils de régulation ex ante et de sanction plus rapides, sinon le marché sera figé.

Risques : Les prélèvements jouent-ils un rôle dans cette dimension « sociologique » ?

Emmanuel Macron : Je pense que la fiscalité du capital est aujourd’hui inadaptée. En 2013, la fiscalité sur les plus-values mobilières a été améliorée, ce qui est favorable à toutes les catégories d’entreprises : on est ainsi plus compétitifs en termes de fiscalité que les Américains au-delà de huit ans, mais le défaut du système, les paliers de deux ans, lui, demeure. Pour le M&A sur des start-up innovantes, ce n’est pas idéal, notamment en raison des frottements d’ISF au moment du réinvestissement. C’est pour cela qu’on a amélioré le système des Siba (sociétés d’investissement pour les business angels). Pour aller plus loin, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un compte entrepreneur-investisseur, qui permettra aux entrepreneurs d’investir plus facilement dans d’autres sociétés et les incitera donc à financer ce qu’on appelle leur écosystème. La mise en place de ce dispositif aidera à développer un écosystème de fonds de capital-risque crédibles ou d’entrepreneurs investisseurs.

Je pense que la fiscalité du capital actuelle n’est pas optimale. Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer par exemple la taxation sur la succession aux impôts de type ISF. À cela s’ajoute l’exit tax, qui conduit maintenant les jeunes à créer leur entreprise à l’étranger dès l’origine. Quand ils regardent l’exit tax de manière rationnelle, ils ne créent pas leur entreprise chez nous. C’est un drame : l’énergie entrepreneuriale peut migrer ailleurs.

Risques : Face aux chocs que subissent les ménages, il y a d’un côté la sécurité sociale, l’économie sociale, et puis l’assurance, le marché. Quel serait le bon équilibre ?

Emmanuel Macron : Aujourd’hui, la protection est faite pour les insiders. Que ce soit ce qui concerne le droit du travail ou les droits sociaux, on a un système qui équipe très bien celui qui est dedans, c’est-à-dire celui qui a un CDI dans un grand groupe ou qui est fonctionnaire : le système est bien fait pour lui. Mais, on le sait très bien, ce système crée des inégalités, parce que lorsqu’on est peu qualifié ou qu’on est au chômage, on n’a pas accès à ce système de protection. Et je ne parle pas uniquement de la protection sociale. Par exemple, l’accès au crédit est bien plus facile pour les insiders. Une société très duale, encore plus difractée, s’est ainsi constituée.

La transformation économique doit donc nous inciter à repenser les protections de notre système. Certes, elle vient d’une part menacer les emplois des classes moyennes. Mais elle porte d’autre part des potentiels de créations d’emplois pour les plus qualifiés et pour les peu qualifiés (services à la personne entre autres). Elle nous oblige donc à penser différemment le système des protections pour les ménages. Parce qu’il y a toute une part de la population qu’il va falloir former pour qu’elle puisse prendre le train du numérique et saisir les opportunités d’emplois qui se présentent. On va devoir assurer la transition de certains emplois de classes moyennes vers des emplois moins qualifiés.

Après, le défi majeur, le vrai sujet de la protection de l’individu, c’est la formation – formation initiale et formation continue. Dans la société de rattrapage, on avait un modèle où la progression sociale individuelle se faisait dans l’entreprise. On pouvait entrer balayeur chez Siemens ou Alstom et puis finir cadre, parce qu’on avait une politique interne de promotion, de formation, etc. C’est fini, puisque l’étape du milieu est totalement digitalisée, hyper-taylorisée, et que beaucoup des fonctions ont été externalisées. C’est déjà vrai depuis une quinzaine d’années à travers la tertiarisation, c’est-à-dire l’outsourcing des entreprises. Ce qui fait que depuis dix-quinze ans, quand on est chez Accor et qu’on balaye, on n’est plus vraiment chez Accor, on est dans une société de nettoyage, et la seule vocation de cette société est de rester dans le nettoyage. Donc on a déjà cassé ces chaînages, et ceux qui demeurent vont être cassés encore plus brutalement. Notre défi va être de penser les appareils de formation et d’accompagnement pour que, dans une société qui va de plus en plus se polariser, les individus puissent progresser continûment, tout au long de leur vie, et connaître ainsi une mobilité sociale et économique. À cet égard, le compte personnel d’activité représente une avancée importante. C’est dans ce sens que nous devons poursuivre.

Notes

  1. Start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars.
  2. Entreprises de taille intermédiaire.
  3. Google, Apple, Facebook, Amazon.

 

La revue Risques

Créée en 1990, la revue Risques apporte des éléments d'analyse et de réflexion sur les grands dossiers de l'assurance et constitue une référence sur les questions de risque et d'assurance dans notre société.
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