Création de la Fédération Française de l’Assurance, discours de Bernard Spitz

08/07/2016

Aboutissement d’une volonté et fruit d’une nécessité, la FFA - Fédération Française de l’assurance – est née.

C’est un nom bref, simple, explicite. Il résume vingt-sept ans d’efforts de la Fédération française des sociétés d’assurances et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance pour parvenir à une représentation unifiée de l’ensemble des entreprises d’assurance et de réassurance du secteur.
3 mots, simplement.

Fédération, d'abord.

La Fédération française de l’assurance réunit tous les acteurs du marché dans leur grande diversité et dans le respect de leurs spécificités.

Pour les fédérer, c'est à dire d’abord les rassembler, eux qui ont des statuts, des objectifs, des modalités de gouvernance différents. Ensuite, pour rechercher et arrêter des positions communes et les porter auprès des interlocuteurs de la profession. Enfin pour favoriser le développement des services rendus par les assureurs à leurs clients et à leurs sociétaires.

Fédérer, c’est réunir des entreprises de petite taille et des grands groupes internationaux. C’est réunir des assureurs et des réassureurs, des sociétés anonymes, des mutuelles d’assurance et des filiales de banques. C’est réunir des sociétés françaises et des succursales de sociétés étrangères, des sociétés à capitaux privés, des mutuelles sans actionnaires et des sociétés détenues par l’Etat.

Fédérer donc.

Fédération Française, cela va de soi.

Il n’y a évidemment aucun aspect défensif à utiliser cet adjectif qui concerne le marché français, quelle que soit la nationalité de ses membres. Sur les 280 sociétés que la Fédération réunit désormais, un tiers sont de nationalité étrangère : elles sont européennes en majorité mais également australiennes, américaines ou japonaises, ou encore sont des sociétés de droit français filiales des grands groupes européens.

 

Française aussi, notre Fédération, parce qu’il existe des spécificités, des spécialités propres au marché français, que nous nous attachons à défendre. Et qui sont d’ailleurs souvent prises comme modèles par nos voisins. Par exemple, pour les conventions de gestion des sinistres ; ou encore pour le régime des catastrophes naturelles.

Fédération française de l’Assurance enfin, parce que nous sommes fiers de notre métier, de ce qu’il apporte à la vie de nos concitoyens et au développement de l’économie.

Avec l’affaiblissement des solidarités familiales, corporatives ou caritatives, l’assurance et la réassurance ont pris depuis deux siècles un rôle sans cesse croissant dans les sociétés contemporaines. Jusqu’à devenir aujourd’hui, une condition incontournable de leur développement.

Notre Fédération doit avoir à coeur de formuler sans cesse des propositions pour apporter, chaque fois que c'est possible, et ça l'est souvent, des solutions assurancielles qui répondent aux besoins de protection et de garantie des particuliers comme des entreprises ; et donc pour améliorer la satisfaction de nos clients.

Avec la Fédération française de l’assurance, nous sommes les porteurs d’une ambition commune.

Les membres de la nouvelle fédération réalisent plus de 99 % du chiffre d’affaires des entreprises d’assurance qui opèrent sur le marché français. Rares sont les secteurs d'activités dans notre pays qui ont cette chance. Ce travail est poursuivi chaque jour grâce au travail des équipes de la fédération au sein desquelles sont aujourd’hui réunis les anciens collaborateurs de la FFSA et du GEMA et aussi d'autres talents qui sont venus nous rejoindre ; car il est important de nous enrichir du regard et de l'expérience venus d'autres horizons et des nouvelles générations.

C'est ainsi que les assureurs et leur Fédération pourront répondre aux enjeux suscités par les nouveaux marchés, les nouvelles attentes des particuliers et des entreprises, les risques nouveaux, les nouvelles technologies.
Tu l'as dit, Pascal : nous y sommes !

Alors si vous le permettez, en ce moment rare que nous avons le privilège de partager, me reviennent en mémoire les mots qu'avait prononcés le General de Gaulle en signant avec l'Allemagne le traité de l'Elysée « c'était impossible, c'était nécessaire, c'est fait ».

Merci à tous
 

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